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Portrait d'Elisabeth Mon 1er marathon

ELISABETH

Ancienne grande fumeuse, Élisabeth s’est mise au sport au moment où elle a arrêté de fumer. Quelques années plus tard, cette courageuse maman s’est lancée l’incroyable défi de courir son premier marathon – soit un parcours de 42,195 km. Un exploit réalisé en 2016 à l’âge de 49 ans !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de courir votre premier marathon ?

Pour moi, le marathon a toujours été quelque chose d’intouchable. Mais lorsqu’une amie de ma fille m’a annoncé qu’elle allait courir le marathon de Paris pour la première fois, je n’en suis pas revenue. Même si elle a passé la ligne d’arrivée au bout de 5 h complètement exténuée, elle l’a vraiment fait ! J’étais si admirative qu’elle m’a proposé de participer l’année suivante. Sur le moment, j’ai ironisé en disant « oui, oui, mais bien sûr… ». Mais de fil en aiguille, l’idée a fait son chemin et mon mari qui a l’habitude de courir le marathon a décidé de prendre le taureau par les cornes et de m’inscrire. Quand j’ai reçu l’inscription l’année dernière, au mois de septembre, je n’avais plus d’autres choix que de commencer à me préparer.

Comment se prépare-t-on à réaliser une telle épreuve ?

Au début, j’ai commencé à faire des cauchemars dans lesquels je me voyais sur la ligne d’arrivée sans le dossard ou en train de courir pieds nus ou en claquettes. Cela me travaillait énormément et j’ai commencé à m’entraîner tout le temps. Même lorsque je suis partie en vacances à l’autre bout du monde, j’ai emporté pour la première fois mes chaussures de sport pour m’entraîner. J’ai couru aux Bermudes, au Qatar, en Thaïlande, ou encore aux États-Unis sur toutes sortes de terrains et par tous les temps. Durant six mois, j’ai suivi un programme d’entraînement par tranches de 10 semaines, entrecoupées à chaque fois de 2 semaines de repos. Le programme prévoit que l’on court quatre fois par semaine, mais cela va crescendo. Les 7e et 8e semaines durant lesquelles on court des semi-marathons sont les plus dures.

Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

Beaucoup de fierté d’avoir franchi la ligne d’arrivée après 4 h 57, car je suis partie de très loin en tant qu’ex-fumeuse avec une santé plutôt fragile. Je suis également très fière d’avoir réussi à m’entraîner durant six mois. Cela me permet de dire aujourd’hui que rien n’est impossible et que je ne dois cette victoire qu’à moi-même. Je continue d'ailleurs à me lancer de nouveaux défis : je suis inscrite l'année prochaine pour courir le marathon de Paris et celui de New York City !



Un souvenir ou une anecdote à partager avec nous ?

L’un de mes souvenirs les plus forts a été de voir des personnes marcher alors que je continuais à courir. J’ai vu des gens de toutes sortes : des grands, des petits, des minces, des gros, des costauds, c’était très beau. Le marathon, c’est quelque chose de très humain, les gens sont là pour vous porter. En fin de compte on se dit, même si on arrive le dernier, on sera toujours le premier par rapport à celui qui reste chez lui…

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